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André Cervera, né en 1962, vit et travaille à Sète et au hasrd de nombreux voyages ...
Rattaché à l'école de Sète, il ne se reconnaît pourtant pas dans la Figuration Libre : "Il est vrai que j'ai côtoyé Robert Combas et Hervé Di Rosa, explique t-il. J'ai été imprégné par ces artistes, mais je suis un électron libre ...". Certains verraient chez lui un nouveau "genre" baptisé "expressionnisme latin" identifiable du fait même de son propre style ...
A l'image du personnage, la peinture d'André Cervera est une pensée en mouvement, instinctive et sous pression. Elle est à la fois nerveuse et sophistiquée. Toujours remise en question... Lorsqu'il peint, l'artiste dit son propre rapport au monde.
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2005 : Jean - Pierre Le Bail
Sétois et peintre depuis (presque toujours), Jean-Pierre Le Bail expose peu. Il est néanmoins connu – et reconnu – par un bon nombre de collectionneurs et d’amateurs d’art. On voit d’abord dans son travail une impressionnante maîtrise technique : la composition, le trait, la couleur et la minutie du coup de pinceau frisent le perfectionnisme. Mais quel qu’en soit le sujet, sa peinture propose toujours une lecture ambiguë, où des apparences anodines cachent à peine des sentiments très personnels, intimes… ceux-là même sans doute qu’il hésite à exposer…
Pour l’affiche 2005 de Fiest’A ‘ Sète, Le Bail a trempé ses pinceaux dans son incroyable palette : des bleus, des roses, des verts improbables qui servent si bien les musiques colorées du Festival. Mais à y regarder de plus près, les personnages – et les animaux – qu’il campe ici disent bien plus que la fête. Ce bouffon railleur, à la tête de lune et à l’œil lubrique, affiche sans vergogne son diabolisme d’une main, et sa cruauté de l’autre… Naïveté ou volonté d’ignorer, sa partenaire – une presque sirène – ne veut penser qu’à la danse…
Très belle image pour un superbe festival qui nous emporte chaque année vers ces coins du monde où la fête fait oublier les menaces et masque souvent les désespérances.
Christiane Meyrueis
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Topolino dessine depuis qu'il est né. Pendant longtemps il a fait des petites BD, puis des carnets sur l'actualité publique et aussi privée : un appareil pour faire le café, un paquet de chips doré, un soldat israélien gardien de quelque chose, le canal et ses maisons à Sète avec des buildings de New York, des scènes de la vie de chez soi ou des scènes de la vie de dehors, n'importe où ... Agrémentés de couleurs et agrandis, certains sont devenus des toiles. Il a trouvé son style à New York où il a passé l'été 2003 "en résidence". C'est lui qui a réalisé l'affiche Fiest'A Sète 2004, et il exposa pour l'occasion des dessins sur la musique.
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Né à Panama, David Solis vit à Montpellier depuis plus de vingt ans. De fréquents retours aux sources, en Amérique Centrale, nourrissent son travail consacré à la peinture.
Par le biais d'une série de paysages gorgés d'humidité et de lumières tropicales, il confronte son héritage latino-américain à la culture européenne et se joue des métissages obtenus. Pour notre plus grand plaisir, il mêle la terre, le sable et l'eau, érige des troncs-totems, navigue entre des rives incertaines et barre ses horizons d'archipels énigmatiques.
Dans son atelier, il reconstitue un monde troublant, chargé d'énergie animiste, de sensorialités et d'inquiétudes récurrentes. Sa recherche oscille, non sans ironie, entre l'abstraction et la figuration. Avec de subtils jeux de transparence, il superpose des fonds fluides et colorés à des scarifications nerveuses et architecturées.
L'imaginaire paysager de David Solis prend de la distance avec l'archétype du paysage tropical. Il nous renvoie à l'angoisse de la forêt, aux bois sacrés, à une nature cosmique, mouvante et insaisissable.
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Né à Buenos Aires (Argentine) il vit et travaille à Paris.
Peintre, sculpteur et graveur, il fut pendant un temps proche du mouvement "FIGURATION LIBRE".
Il est le concepteur de pochettes de disques, de couvertures et d'affiches. (Festival d'Avignon 99, etc.) Il écrit et joue des feuilletons pour la radio (France Culture).
Le pivot de sa peinture est la figure humaine, triturée, malaxée, étirée; elle a pour support la toile, le carton, le fer, le bois, etc.
"Quand j'étais à Buenos Aires, je me sentais très peu argentin", avoua-t-il. "C'est en France que je le suis redevenu". Véritable caméra des fantasmes de sa ville natale, il ne cesse de recréer avec une boulimie déconcertante les archétypes du mythe argentin : Danseurs de Tango aux cheveux noirs et huilés à la Carlos Gardel, gouapes élégantes portant foulard et chapeau, prostituées métisses indiennes et italiennes, addossées en bas résille aux murs de rues sans joie, machos et rachos, nus et morts.
Ricardo MOSNER "est un artiste et un artisan de la liberté".
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Mousquetaire de la figuration libre
En 1980, Rémi BLANCHARD participe au fondement de la figuration libre aux côté de Boirond, Combas, Di Rosa. Tous quatre ressentent alors le besoin de renouer avec un langage direct et espèrent élargir le public de l’art contemporain en s’inspirant des univers de la bande dessinée ou de la musique rock.
Rémi BLANCHARD, le plus rêveur de la bande, se singularise de ces comparses par son utilisation des contes et des légendes. Il cherche une imagerie différente et élabore sa propre mythologie. A travers ses œuvres, transparaît son goût pour les images d’Epinal, les miniatures persanes, les mille et une nuits. Mais l’artiste ne raconte aucune histoire. Il fixe plutôt un motif : le repos, le sommeil, la lecture, l’errance. Si bien qu’au cours des années, Rémi BLANCHARD abandonne les grands thèmes picturaux pour revenir aux sujets qui traversent le temps, occupant l’esprit et le cœur des hommes : l’amour, le couple, mais aussi les bêtes fauves, la mer, la montagne, l’homme, la femme, le repos, le sommeil.
L’art de Rémi BLANCHARD réside surtout dans sa faculté de simplifier des fonds, d’introduire des jeux ornementaux. Il se plaît à définir sa peinture comme « une écriture imagée » qu’il veut « simplifier encore plus ». Les arbres sont tout en feuilles, les fleurs géantes découpent la surface. Les personnages deviennent des silhouettes. Rémi BLANCHARD les transforme en signe. Il dépouille la nature de ses détails afin de centrer l’intérêt sur l’image. Il traite ces sujets intemporels avec une apparente naïveté qui épargne ses œuvres de toute tension et sous-entend ainsi un mystère qui se fond à l’ambiance, le rêve.
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Né en 1959 à Boulogne-Billancourt, il vit et travaille à Paris.
Depuis 1999 Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.
Dans les années 80 François Boisrond fait partie de ce courant auquel, à la suite de Ben, la critique donna le nom de Figuration Libre. Dans ses images, il présentait une succession de clichés juxtaposés où l’on retrouvait pêle-mêle amis, gadgets de la communication et paysages imaginaires.
François Boisrond avec Robert Combas, Rémy Blanchard, Hervé Di Rosa, ne faisaient ni " mauvais goût ", ni de " la vulgarité " comme on a voulu le leur attribuer, mais un appareil offensif face à un goût diffusé, subi et partagé par tous ; il affirmait alors, " (…) les gens nous trouvent provocants alors qu’il y a en nous une nouvelle moralité : assumer une culture imbécile qui nous fascine. ".
Comme les autres membres de la Figuration Libre, pris dans le circuit des galeries et des expositions internationales, François Boisrond continue de peindre. Il se coupe alors du groupe et de ses inspirations premières. Après sa période " signalétique " des années 80 (peinture stylisée et graphique), il se lance au début des années 90 dans une peinture plus " naturaliste ", recherchant toujours néanmoins un équilibre entre le graphisme des signes et le naturalisme de la représentation.
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Robert Combas est né le 25 mai 1957 à Lyon. Il a été révélé au début des années 80 lorsqu'il créa un nouveau mouvement nommé par Ben " la figuration libre ", regroupant avec lui Rémi Blanchard, François Boisrond et Hervé Di Rosa.
Selon lui, sa carrière s'est divisée jusqu'à présent en quatre grandes périodes. La première s'étalant de 1977 à 1983 est caractérisée par trois styles picturaux : " les graffiti du lycée " pour faire rire les copains, un style " avec les moyens du bord " utilisant des matériaux de récupération (avec comme sujet la nostalgie de l'enfance) et enfin lorsqu'il monte à Paris en 1980, le " pop arabe " sorte de pop art pauvre développant une imagerie du sud.
La deuxième période (1984-1988) regroupe les trois styles précédents mais est plus sophistiqué et est rehaussé d'un travail de la couleur et d'une imagination débridée.
L'avant dernier chapitre (1988-1994) est spirituel : il visite des églises, des cathédrales, consulte des lectures historiques et ésotériques qui se sont faites ressentir dans ses peintures et qui débouchèrent sur deux grandes expositions en 1989 à San Fransisco puis en 1990 à Albi sur Toulouse Lautrec.
Enfin de 1992 à aujourd'hui, Robert Combas a évolué sur plusieurs plans avec des sculptures (exposées au Musée d'Art Moderne de Paris), la sanguine, " l'académique tatouée " (détournement d'études d'anciens élèves des Beaux-Arts), la photographie, la musique (avec l'enregistrement de textes poétiques musicaux), et les tableaux en relief.
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Hervé Di Rosa est né à Sète en 1959.
Après son baccalauréat, Di Rosa va à Paris et poursuit des études à l’Ecole des arts décoratifs de 1978 à 1983.
En 1983 et 1984 il fait de longs voyages aux Etats Unis où il expose dans de grandes galeries: NY Gallery Gillespie, Tony Shafrazi Gallery, Holly Salomon. A Paris, Di Rosa est un peu un nomade, même s’il y vit régulièrement .
Mais il revient toujours à Sète, la Venise populaire du Sud qui inspire tant de ses oeuvres : " La mangeaille " en 1986, " La mer l’hiver " en 1987 ou la série " Sur les quais " en 1989.
Le concept de Figuration Libre désigne d’abord la peinture de Robert Combas et d’ Hervé Di Rosa à laquelle se rattachent celles de Rémy Blanchard et de François Boisrond. C’est l’artiste Ben qui a trouvé le terme en 1981, le vouant à un succès éclatant.
Hervé Di Rosa se revendique de l’art de la rue, de la télévision et de la BD.
A New York il disait : " Je suis le fils d’une femme de ménage. Je n’ai aucune culture. " Il y a dans ce discours une large part de provocation chez un artiste invité dans les plus grands ateliers contemporains -Kenny Scharf,Keith Haring, Clemente- et qui se reconnait pour pères, Matisse, Dubuffet, le groupe Cobra, Picasso, Lichtenstein, Rembrandt et Bosch.
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Richard Di Rosa est né à Sète en France en 1963.
Il s'est créé avec son frère Hervé un univers délirant où se rencontrent des créatures aux formes étranges et aux noms familiers. un art nouveau où se téléscopent peintures, moulages, sculptures et maquettes dans un monde inspiré d'une nouvelle mytologie entre BD et fiction.
Au lieu de partir de la grande tradition de la sculpture, Richard Di Rosa plonge ses racines dans les jeux d'enfants, la construction de maquettes et les souvenirs pour touristes. Il fait des assemblages avec des coquillages, de la pâte à modeler. Pour lui l'important est de trouver une motivation hors du terreau artistique et se range parmi les rares sculpteurs joyeux comme Calder, Tinguely, Niki de Saint Phalle, Miro.
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